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Au sujet du livre

Histoire De l’Erudit

Aperçu De La Vie De L'eminent Erudit Mohammad Amin Sheikho (Qu’Allah sanctifie son âme)

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Revu et présenté par le Chercheur et Penseur

Prof. A. K. John dit Al-Dayrani

Chercheur et penseur islamique

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Traduction en français:

Dr Moluh Seidou Mama

Spécialiste en Linguistique Contrastive (Fr-Ang-Ar)

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Revu par

Dr Ibrahim Moubarak Mbombo Najâchy

Président du Programme Islamique pour l'Assistance Humanitaire (PIAH)

 

Copyright © Amin-sheikho.com

All Rights Reserved

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Introduction

Vous vous demanderez certainement comme moi, et comme beaucoup d'autres personnes d'ailleurs, comment un si grand érudit a pu accéder à une telle vérité alors que les érudits, les grands guides et les imans avant lui n’ont pu faire pareil? Je vous répondrais que rien ne s’acquiert sans effort. En effet, les hommes se distinguent par leurs actes. Il en va de même pour les Envoyés de Dieu (Ar-Roussoul) et les nobles Prophètes (Al-Anbiyâ')…ainsi, chacun d'entre nous sera classé selon les actes qu’il aura posés. Notre grand érudit Mohammad Amin Sheikho a reçu la connaissance d’Allah, et s’est distingué par des actes notoires ainsi que par ses grands et nobles sacrifices pour l'humanité. Allah ne lui a accordé que ce qu’il méritait.

Allah dit: « Et c'est en toute vérité que Nous l’avons fait descendre (le coran) et avec la vérité il est descendu… »[1]

 

Aperçu De La Vie De L'eminent Erudit M. Amin Sheikho (Que Dieu Soit Satisfait De Lui)

Une naissance honorable

Une étoile scintillait sur le ciel de Damas en une nuit bénie de l'an 1890, lorsqu'un commerçant originaire de cette ville, accueillait son nouveau-né. Le père témoigna tellement d'affection pour ce fils, reflet d'une intelligence manifeste et dont la beauté était semblable à celle d'une pleine lune.

Dans son enfance, il était actif, intelligent, plein d’enthousiasme et de gaîté à tel enseigne qu'il faisait naître la sérénité et la joie de vivre dans les cœurs de ceux qui l’entouraient. Au fur et à mesure qu’il grandissait, il faisait montre d’une intelligence et d’une force de la personnalité accrue, ce qui l’élevait davantage aux yeux de ses parents. Ils l'adoraient, le soignaient, et lui témoignaient de l'affection et de la sympathie. Mais si tôt, alors qu'il était encore très jeune, la mort vint arracher son cher père après une longue maladie qui fit tant souffrir ce dernier.

La mort de ce père toucha énormément tous ceux qui le connaissaient car il laissait derrière lui une veuve et deux fils. M. Amin avait à peine sept ans lorsqu’il devait se charger de protéger sa mère, de la défendre et de la mettre à l'abri de tout mal qui pouvait arriver à la famille après le départ de son père dans l’au-delà, et le voyage de son frère aîné Salim pour la Turquie.

Bien que devenu orphelin, M. Amin se distinguait par sa patience face aux difficultés de la vie. Il a exercé une patience que même des hommes puissants n’ont pu, parce qu'il était membre d'une petite famille respectable ayant connu de nombreuses difficultés.

Le soleil de sa jeunesse et un aperçu de ses actes

De par son honorable lignage rattaché à celui du grand Messager[2](pbl), M. Amin pouvait, en ce temps là, côtoyer les plus hautes autorités gouvernant l’État de Turquie, afin que sa famille puisse habiter dans le quartier Sarouja qui était appelé « Petit Istanbul », lieu de résidence des hommes d’État turcs à l’époque. Il eut l'avantage de poursuivre ses études à l'Ecole Royale Ottomane de Damas à Amber.

M. Amin acheva ses études à l’âge de dix-huit ans. Il sortit avec le grade d'officier de la sécurité. Il se distinguait de ses collègues par son courage exceptionnel, sa confiance, sa vérité, son ardeur au travail, sa persévérance et son travail remarquable. Il a dirigé plusieurs postes de police à Damas et est devenu directeur des comtés de cette ville.

Il était exemplaire car une fois qu’il prit fonction, la paix et la sécurité s’installèrent dans sa zone d’intervention.

Il était l’œil qui veille et l’arme par excellence dans la besace au service de l’État. En effet, Lorsque l’État était confronté à un criminel ou à un crime, l’on sollicitait généralement son intervention. Lorsque la crainte, le meurtre, la corruption et la criminalité se répandaient dans une région, il était l’espoir, le sauveur qui écartait le danger et libérait le peuple.

Lorsque l’État de Turquie commença à vivre sa décadence, et que la flamme de l’Islam s’éteignait, la corruption et le chaos sévissaient dans le pays tout entier jusqu’au point où le crime, ayant atteint son seuil critique, rendait la vie difficile. Le danger se vivait au quotidien et l'obscurité de la nuit inspirait la terreur: sauf à Damas, ses campagnes et sa banlieue car la sécurité y régnait grâce à l'œil vigilant d'un homme au cœur charitable, et dont les efforts visaient la paix.

Dans sa carrière d'officier, il a affronté avec courage et hardiesse de nombreux criminels, apaisé plusieurs guérillas et en a arrêté les leaders. Toutes ses œuvres ont été couronnées de victoire et de soutien. Il a alors été surnommé « Aslan » qui signifie « le lion » pour son audace face au danger. Comme il s'appuyait sur Dieu en tout, il était le seul officier qui a pu combattre l’injustice et le terrorisme de telle sorte que les criminels et les bandits venaient se rendre par crainte de sa bravoure, et solliciter sa justice, son pardon et son contentement.

Par conséquent, il grimpait de grade en grade et, ayant travaillé dans différents postes de police de Damas, il fut nommé directeur de cette citadelle abritant les entrepôts et les prisons. Il est demeuré à ce poste pendant une longue période au cours de laquelle il a posé des actes glorieux et a fait montre d'une bravoure inédite. Il s'est montré d'une grande audace lorsqu’il a libéré des milliers de prisonniers condamnés à mort et les a mis au premier rang pour combattre contre les infidèles ennemis de la nation. Son action était à l'origine du retrait du gibet planté par Jamal Pacha, le bourreau, dans les marchés et les quartiers du pays et qui, chaque jour, scellait le destin de centaines de jeunes gens. Pour cette raison, sa vie fut plusieurs fois risquée, mais Allah de Sa Grâce, de Sa Grande Puissance et Son Assistance, le sauva.

Pendant la période sous mandat français, comme il était officier de la sécurité publique, on le reconduisit à son poste de directeur du district ou chef d’un poste de police, fonction qu'il a exercée jusqu’à la grande révolution syrienne. En raison de son amour pour Dieu et son noble souhait de servir son pays, il était le bras de fer des révolutionnaires et le nerf de la révolution. Tout reposait entre ses mains. Et par sa grande expérience, il inquiétait les forces françaises surtout lorsqu’il changeait une retraite en victoire. Il a livré aux révolutionnaires le plus grand entrepôt d’armes de la France à la Grande Syrie.

La nuit, il faisait transporter aux révolutionnaires les armes que la France entreposait dans le château d’Anjar au Liban. Le général Catro, gouverneur de Syrie à l’époque, perdit la tête et demanda l’exécution de M. Amin. Toutefois, le Tout-Puissant le sauva, lui et son assistant à partir de Son Verbe, et il devint par la suite un homme de grande confiance pour eux en dépit de leur sentence erronée.

L’orientation et l’invitation à Allah

Lorsque M. Amin eut quarante ans, Dieu lui révéla Son Omniscience.

Il commença à vivre en témoin oculaire de la récitation du Prophète (pbl) de l'« Al-Fâtiha »[3], pendant sa prière (communication avec Dieu). Par la suite, il se mit à diriger ses disciples et portait tout haut le flambeau de l'orientation en toute force et dignité.

On l'appelait « Amin Bey » car « Bey » est un mot turc qui signifie « le pur ». Son salon était très souvent fréquenté par la fleur de la jeunesse de la Syrie, du Liban et d'Iraq, qui réclamait l’onction de son printemps mohammadien, si riche et généreux quand il était question de créer une atmosphère de grâce, d'élévation et de félicité.

Si les nobles actes étaient cités…

Dans nos horizons…

En vous l’exemple est donné…

Pour chacun d’entre nous…

L'invité d'Allah entre la révélation et les grandes directives

Ses saintes assemblées se caractérisaient par d'exceptionnelles et attrayantes révélations dont le contenu, simple et riche, permettait d'entrevoir une totale réalité. Ses paroles atteignaient leur cible et retombaient calmement et paisiblement dans les cœurs de ceux qui l'écoutaient, alors qu’une lumière les traversant, permettait à leurs esprits de s’élever davantage.

Il effaça l’obscurité, résolut les contradictions et enfin oblitéra les écoles intrigantes et les arguments infondés qui ont créé dans la pensée des hommes un grand écart entre eux et leur Dieu. Il parlait aux hommes de l'existence de Dieu et magnifiait ses Attributs... un Dieu Miséricordieux, Compatissant, Sage, Juste, Pourvoyeur du profit, Donateur, un Dieu qui mérite d’être adoré car

Impressum

Verlag: BookRix GmbH & Co. KG

Texte: Amin-sheikho.com
Lektorat/Korrektorat: Prof. A. K. John Alias Al-Dayrani
Übersetzung: Dr. Moluh Seidou Mama
Tag der Veröffentlichung: 13.06.2014
ISBN: 978-3-7368-2015-9

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